Alsaciens, aidez-nous à rétablir la vérité historique, témoignez de votre vécu, ne laissez plus les faussaires travestir les faits pour maquiller leurs crimes linguistiques en «morts naturelles». L’Eurodéputée française Françoise Grossetête a déjà osé affirmer en 2013 devant l’Assemblée Européenne : « Dans mon pays, aucune menace digne de ce nom ne pèse sur les langues régionales. Tous les moyens sont mis à disposition pour les protéger » ! Laisserons-nous se propager une telle contrevérité ?


Ce site internet a pour but de rassembler des témoignages d’Alsaciens ayant été victimes de brimades, de punitions ou de traitements discriminatoires à l’école, avant la dernière guerre et jusqu’à nos jours pour avoir parlé leur langue maternelle, et ceci en vue de leur publication dans un ouvrage collectif (voir le projet de titre ci-dessus).

En effet, cet ouvrage ambitionne de combler un vide : montrer par « a+b », c’est-à-dire par des  témoignages et des exemples concrets,  que depuis toujours – et toujours encore – l’Etat français « coupe la langue » des petits Alsaciens et Alsaciennes dès leur entrée à l’école, et cela dès ce qu’on appelle faussement « l’école maternelle », qui ne mérite pas ce nom car  aucun petit  n’y a JAMAIS entendu – ni évidemment appris – sa langue MATERNELLE, ‘s Elsasserditsch, l’allemand d’Alsace, alemannisch un fränkisch !

Stur wie e Panzer

Avec l’extinction progressive des générations de germanophones, il est en effet devenu urgent, qu’un livre soit publié pour dénoncer des méthodes répressives et anti-pédagogiques employées par l’Education Nationale dans nos écoles pour éradiquer la langue régionale et imposer l’exclusivité du français : l’école conçue comme un instrument de la francisation et non comme un outil ouvrant l’accès au savoir ! Interdire à des élèves alsaciens de parler leur langue maternelle, revenait à leur interdire de parler : une mutilation linguistique, un crime culturel !

Il en est résulté chez l’enfant des traumatismes souvent durables, une perturbation de sa personnalité, un rejet de son identité vécue comme un handicap pour la réussite, mais aussi un divorce tant avec son milieu familial qu’avec les réalités culturelles alsaciennes.

Les générations actuelles sont les premières victimes de cette rupture de la continuité culturelle et linguistique voulue par l’Education Nationale. Le déracinement, l’acculturation, le mépris de soi et la perte de mémoire, quatre des maux dont elles souffrent aujourd’hui, sont le fruit de ce totalitarisme linguistique, de cette politique d’intolérance et de discrimination linguistiques pratiquée par l’école –et l’ensemble de l’administration- en Alsace, essentiellement après la guerre 39-45.

Rappelons aussi que l’Alsace et la Moselle ne sont malheureusement pas un cas isolé : les procédés insidieux qui sont à l’œuvre chez nous depuis 100 ans ont été les mêmes  que pour les autres langues de France (et dans les anciennes colonies!) Les Bretons, les Basques ou les Corses ont depuis longtemps déjà édité de tels livres de témoignages ! Ainsi, nous ne faisons aujourd’hui que  rattraper un retard incompréhensible !

Notre collectif, formé d’enseignants, d’historiens et de militants culturels, s’est donné pour mission de répertorier l’arsenal punitif employé du Nord au Sud du pays par les instituteurs/institutrices, courroie de transmission du système mis en place,  pour interdire et réprimer l’usage de la langue alsacienne à l’école. C’est pourquoi, nous sollicitons des Alsaciens dialectophones ayant été victimes dans leur parcours scolaire de ces méthodes, de nous raconter leur vécu en témoignant, un témoignage pour l’histoire qui permettra aux jeunes générations acculturées par l’école d’exiger, le moment venu, une réparation historique à l’Etat français.

Tomy UNGERER – Président d’Honneur , ABCM-ZWEISPRACHIGKEIT dans l’émission  « Boomerang » d’Augustin Trapenard sur France Inter du 16 mars 2018 de 9h à 9h30.

« L’alsacien est ma langue maternelle. J’ai été puni et j’ai même pris des claques, après guerre, pour avoir parlé notre langue au lycée (…) Après 1945, les instituteurs demandaient aux enfants de se laver la bouche quand ils avaient parlé alsacien »

Témoignage pour le livre noir du jacobinisme scolaire

Formulaire de témoignage pour répertorier l’arsenal punitif employé du Nord au Sud du pays par les instituteurs/institutrices, courroie de transmission du système mis en place, pour interdire et réprimer l’usage de la langue alsacienne à l’école.
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  • Indiquez le département dans lequel les faits décrits dans votre témoignage ont eu lieu.
  • Racontez les faits que vous avez vécus. Essayez d'être le plus précis possible. Quelqu'un de notre équipe vous contactera si nécessaire.
    En cochant cette case vous confirmer la valeur de votre témoignage et autorisez sa publication, sous votre nom, dans le livre.
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    Indiquez la date de votre témoignage
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